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LA PRESSE EN PARLE !

Le PROGRES du 30 aout 2012

Le DVD du film PASTEURS et PASSEURS est arrivé. Il a été pressé par la société CDMEDIACTING et a reçu l'autorisation de pressage de la Suisa.






Il est également en vente:
Office de Tourisme du Haut Lignon . Chambon, Tence et le Mazet.
Mairie de Fay sur Lignon
Librairie "L'eau vive", route de Saint Agrève au Chambon sur Lignon.

L'affiche de l'avant première à FAY sur LIGNON

LE TEASER EST SUR DAILYMOTION.LIEN

Depuis le mois de mai 2012, nous sommes en tournage du deuxième volet de VIES du PLATEAU.
Ce deuxième film est beaucoup plus personnel, et  raconte, à travers les témoignages des gens ou de leurs descendants qui ont vécu la guerre, comment durant toutes ces années, dans le plus grand secret, des juifs purent non seulement être cachés dans les maisons, mais aussi transiter vers la Suisse.

Nous évoquons ceux qui prirent une part active dans cette organisation, comme le pasteur Daniel Curtet de Fay sur Lignon, qui mit en place, avec d'autres pasteurs, les structures de caches des réfugiés, Jeanne Brousse, qui fabriquait des faux papiers à la préfecture d'Annecy, ainsi résistante de la première heure, Pierre Piton le passeur, qui fit transiter entre Haute Loire et Suisse de nombreux juifs, Georges Loinger qui, à la demande du Dr Weill président de l'OSE, organisa le transfert de nombreux enfants d'Annemasse à Genève, Paul Charreyron , réfractaire au STO, mais aussi ceux du plateau comme René Rivière, neveu de Dora Rivière, Juste parmi les Nations, dont la maison familiale de ST Etienne était un relais de Pierre Piton dans ses transferts vers la Suisse, Elia Jouve , née Durand: dans la ferme de ses parents à Villelonge, de nombreux juifs et maquisard furent cachés, malgré les descentes de la milice...
C'est aussi Paula Koiran, réfugiée juive en Suisse qui vécut des moments si émouvants et si difficiles. Tout ce film est mené de bout en bout par un historien de renom, François Boulet, qui est notre référent.
Il y tant et tant de témoignages magnifiques et bouleversants de courage et d'espoir qui retracent les évènements de cette partie de notre Histoire.
Du début à la fin vous serez pris conquis par ces témoignages parfois drôles, bouleversants, en tous cas vrais.
Comme le dit si bien François Boulet, c'est à Fay sur Lignon que s'est fait l'histoire...

Arrivée des "enfant à la montagne"
Pasteur Louis Comte

Le Pasteur Daniel Curtet avec Lydie et Henri Abel (propriétaire de l'hôtel du même nom), et Mme Rosowsky (maman d'Oscar Rosowsky)

L'Hôtel Abel aujourd'hui

Pierre Piton et sa charette de transit

ELIA JOUVE (née DURANT)
















Elle avait 17 ans au temps de la guerre. Ses parents cachèrent , dans la ferme de Villelonge (Haute-Loire) de nombreux juifs et autres réfractaires que Pierre Piton leurs amenait un soir . Le lendemain matin il venait les rechercher pour les emmener vers une destination inconnue.
Nous savons que c'était très souvent chez les Rivière à St Etienne, puis chez les Chapal à Annecy et enfin la frontière Suisse, à Douvaine précisément

Le pasteur Paul CHAPAL
































Le presbytère d'Annecy  était le lieu de rendez vous avant de transiter vers la frontière. Paul et son épouse avaient porte ouverte pour les transiteurs et leurs réfugiés.

Georges Loinger écrivain

GEORGES LOINGER
















C'est Georges Loinger (102 ans cet été) qui fut l'un des grands passeurs des enfants juifs de l'OSE. C'est avec l'appui du maire d'Annemasse, Jean Deffeaut, qui lui fit rencontrer des passeurs de confiance, qu'il put organiser ces très nombreux passages (plus de 300 enfants).

Georges Loinger est l'auteur de grands livres historiques sur cette période.

La ferme de VILLELONGE

















C'est ici tout en bas du hameau de Villelonge (Haute Loire), que transitaient les  réfugiés. Un soir, la milice est intervenue, mitraillette au poing, pour fouiller la demeure. Heureusement ce soir là il n'y avait pas un chat !

Paula KOIRAN.

Paula Koiran dont le récit nous a  énormément ému a parcouru des kilomètres de Marseille à Genève , en passant par le tristement célèbre camp de Rivesaltes, duquel elle a failli être déportée vers les camps de la mort, elle n'avait que 15 ans.

Paula Koiran raconte son  adolescence terriblement difficile, dans une France souvent antisémite.

C'est ce morceau de pain blanc,  que lui offrit un auvergnat dans un train traversant le massif central, qui fit que encore aujourd'hui , en écoutant la chanson de Georges Brassens, les larmes lui montent aux yeux.

Paula Koiran et Anne-Sylvie Debard

François BOULET



















François Boulet est agrégé d'histoire, son dernier livre "Histoire de la montagne refuge",nous a permis de bâtir le scénario de ce film.

Il fut l'exécuteur testamentaire de Pierre Piton , l'un des passeurs de cette histoire.

Jeanne BROUSSE.

El fut "le faussaire" d'Annecy. Durant toute la guerre elle fit des fausse cartes d'identités, vraies fausse cartes en fait, car elle utilisait des cartes officielles qu'elle "maquillait". Ces cartes ne portaient pas l'estampille "Juif".
Jeanne Brousse en effet était secrétaire de préfecture.

Vraie fausse carte d'identité de madame AARON, rebaptisée CARON.

Dernière étape du tournage : le juvénat de Ville-la-Grand

Durant la guerre le juvénat de Ville-la-Grand permit le transit d'environ 2000 juifs vers la Suisse. En effet, le mur du jardin était la frontière. Il fallait  une synchronisation parfaite entre plusieurs pères, l'un faisant le guet et signalait le moment où la patrouille ne pouvait plus voir le mur, pour qu'un autre père fasse passer les réfugiés de l'autre côté. Durant ce laps de temps de 2 minutes, les juifs devaient grimper une échelle, passer le mur , sauter sur le chemin qui était en contre-bas et courir afin de ne pas être vus de la patrouille allemande.





















Ce fut un réel succès. L'avant première à Fay sur Lignon  salle Mathias a été un grand succès. Plus de 120 personnes dans la salle comble, un salve d'applaudissements à la fin, et deux réalisateurs heureux, les larmes aux yeux, remerciant la foule.