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GONDECOURT, ALLENNES les MARAIS et HAUBOURDIN.

Du 28  au 30 novembre, je me suis rendu , dans les villes traversées entre le 28 et le 31 mai 1940 par le 14RZ, pour présenter le film.
L'accueil fut plus que chaleureux, et les contacts noués avec la population furent exceptionnels.
Je vis souvent sortir les mouchoirs, et les débats qui suivirent furent tous unanimes: comment a t'on pu passer sous silence de tels faits de guerre.
Il aura fallu attendre 70 ans et que (presque tous) les héros de cette histoire soient décédés, pour qu'enfin elle commence à sortir de l'ombre.
Comme je l'ai affirmé à Sains du Nord, honte sur l'armée française qui au mépris de toute vérité a préféré protèger son état major fait d'incompétents criminels, et sacrifier l'honneur de ces valeureux soldats.
Fort heureusement , à la suite de la projection, tous les spectateurs , même les plus jeunes ont pu entendre l'hypocrisie de la "grande muette".
Enfin la vérité pointe son nez...

Les jeunes spectateurs à Gondecourt.
Crédit photo:
La voix du Nord . Isabelle Ellender

Article paru dans la Voix du Nord

Texte de l'article de la Voix du Nord

Saint Sauveur, 250ha, 25 personnes ont pu voir le film . Succès.

Devant la salle de la mairie

Fay sur Lignon 750 ha , plus de 100 personnes dans la salle. Succès.

Avant la projection

Première page du Bulletin des descendants du 14RZ.

Article La Voix du Nord

Article Bien public

Article du Progrès

Article Hebdo du Haut Jura

Plus qu'un succès, une vraie réussite. L'avant première projetée samedi 17 mai à Morez au cinéma le Casino, a regroupé environ 80 personnes, invitées.
La projection se déroula sans aucun bruit, tant l'émotion était vive et palpable.
Un neveu d'un des officiers du 14RZ s'est exprimé  lors de l'échange qui sa suivi la projection, de même que le fils d'un autre officier, qui était venu sur recommandation de l'une des actrice.

Ils étaient aussi venus, ceux qui avaient participé aux autres films, Annette Montel, Gérard Bouveret, Jean Jobez, René Despert, Nicole Raoult...et nous étions heureux de les revoir en bonne santé, avec une pensée pour Guy Fumey qui nous a quitté.

Michel Juillard , neveu du Lieutenant Maurice Debard , qui exprime toute son émotion lors du débat qui suit la projection.

Une partie de l'assistance , Georges Guillemin, qui sera présent dans le 2ème volet, neveu du lieutenant Maurice Debard , juste à côté (à sa droite) de Michèle Debard-O'Brien, la fille de Maurice Debard. Elle témoigne également dans le deuxième volet : La captivité et la libération.

Les 3 cousins de D à G, Samuel Debard, Michel Juillard et Georges Guillemin.

Nous avons une fois de plus confié notre pressage à la société MPO en France qui nous fait un travail très propre que nous apprécions.

Vous souhaitez commander des DVD de ce film. Ils seront prêts dès le mois de mai 2014. Pour commander rien de plus simple:
passer un mail à

biodent.sam@gmail.com

en mentionnant vos coordonnées complètes, puis effectuer le règlement par paypal sur l'adresse :

samueldebard@gmail.com

Les chèques français sont aussi acceptés.

par DVD 10€ ou 12 CHF
Frais d'envois 5€ pour la France et 9CHF pour la Suisse.



(d'où l'intérêt de grouper les commandes).

En ce qui concerne les séances de projections, elles sont gratuites, seul est demandé l'hébergement et le repas du soir. Nous souhaitons faire les projections dans les cinémas équipés en DCP plutôt que dans une salle de fête, et le cas échéant nous possédons un matériel de projection.

C'est SAINS du NORD qui nous accueillera pour la première le 12 juillet à la salle des fêtes. S'en suivra le dimanche 13 juillet une matinée de manifestations diverses, avec au programme:

une réunion oeucuménique ( en effet il y avait des Zouaves Catholiques, protestants, juifs et musulmans, le sang versé avait la même couleur...)
un défilé dans les rues de Sains du Nord
une remise de plaque du 14°Zouaves sur deux tombes de soldats enterrés à Sains du Nord
un série de discours
un vin  d'honneur
un repas pris en commun.

Pourquoi avoir choisi cette date ?

C'est très simple : mon père, Maurice Debard aurait eu 100 ans le 13 juillet 2014. En conséquence comme ce film lui est dédié, je trouve logique d'organiser cette manifestation pour le 14ème Zouaves à cette date.
De plus les gens sont en vacances, donc plus disponibles , notamment les étudiants et les scolaires, et peut-être est-ce une période où l'on pense plus facilement à la chose militaire.


La plaquette est à disposition.

Le teaser est sur DAILYMOTION

http://www.dailymotion.com/video/x17kbfb_1940-des-oublies-de-l-histoire-partie-1-le-14eme-zouaves-dans-la-bataille-de-france_shortfilms

Nous sommes parti à Nantes afin de rencontrer Louis Betou. Caporal chef au 24ème RTT (régiment de tirailleurs tunisiens), Louis à combattu à Haubourdin à côté des soldats du 14ème Zouaves,en face du pont du Moulin Rouge.
En prenant en enfilade avec leurs mitrailleuses lourdes, Louis, L'adjudant Ménard et 4 tirailleurs tunisiens ont considérablement ralentis les Allemands qui arrivaient par la rue de la Rache, sur la Deule.
D'un côté le 14RZ avec un canon de 75 , de l'autre côté de la rue Louis et ses hommes, et en face , de l'autre côté de la Deule les Allemands.
Les tirs n'arrêtaient pas, assourdissants. Et soudain un obus est tombé pile sur le retranchement de Louis, de l'adjudant Ménard et de leurs hommes. Un seul survivant : Louis, qui se relève sourd d'une oreille qui saignait, et Louis nous raconte ce moment pathétique, avec des sanglots dans la voix, après 74 ans...

Sam et Louis

Avec Marvin un jeune homme féru d'histoire , qui sera une aide preécieuse pour le film N°2, "La CAPTIVITE".

Le 14ème Zouaves a combattu autour de Namur, où il est arrivé à partir du 14 ou 15 mai , au "compte-gouttes" car devant se déplacer en car.
Déja les troupes reculaient et les Zouaves durent protéger cette retraite, au prix de nombreux morts qu'il fallut abandonner sur place.
Quatre d'entre eux combattirent jusqu'à la mort pour tenter d'arrêter la déferlante allemande arrivant du centre de Namur, en direction de Waterloo sur la chaussée du même nom.
Au lieu dit "le pont de bois", il tirèrent à la mitrailleuse lourde sur les allemand qui ripostèrent avec force tuant net ces quatre braves.
En leur honneur, une plaque de cuivre a été déposée, qui est honorée chaque années lors d'un défilé en présence des édiles namurois.

Nous avons donc pu filmer ce "pont de bois" devenu "pont des Français", l'histoire nous étant comté par deux historiens, Jacques Vandenbrouke, docteur en histoire, et André Sciallet, historien local, qui a contribué à la thèse de Jacques (ouvrage de 1600 pages)sur le sujet.




















De gauche à droite Jacques Vandenbrouke, Anne-Sylvie, André Scaillet et Sam.

Jacques raconte l'histoire

Nous sommes ensuite parti à Gondecourt pour retrouver Guillaume Levecq. Nous avions en effet des raccords à faire avec lui . Le plaisir de se revoir fut partagé.

Avec Guillaume.


Les 3 enfants d'officiers et le drapeau de l'amicale du 14ème Zouaves.








Journée DeVédelly/Plasson.

Journée fondamentale pour les deux films des oubliés de l'Histoire . En effet, outre l'exploit du Pont du Moulin rouge, Christian DeVédelly et Henri Plasson étaient deux amis, et furent d'excellents compagnons de Maurice Debard, entre autre au camp IV D d'Hoyerswerda.

Cette journée, riche en émotion et souvenir, nous a permis de découvrir encore de nouveau faits et autres écrits , comme par exemple les écrits du Capitaine Morel qui décrit avec une précision incroyable chacun de ses amis , et donc nos 3 "potes" y sont passés.

CLAP, on filme

Discussion sur le tournage

On démarre

La description technique des "Choubinettes" système de cuisson sans doute inventé mais jamais breveté, par un ou plusieurs ingénieurs qui "résidaient" sur place, et qui permettaient de chauffer une soupe avec la carbonisation d'une simple feuille de papier...

Jean DeVédelly et son épouse Michelle, nous ont reçu royalement, et cette journée est passée bien trop vite.

Jean et son épouse Michelle

Tournage au sujet du IV D (Hoyersweda Oflag)

Sam et Thérèse

Jeudi 19 septembre nous avons eu une journée de tournage très sympathique. Tout d'abord , je devais aller récupérer le drapeau de l'amicale du 14RZ (drapeau magnifique) car il sera présenté le 29 septembre à la butte des Zouaves.
Quelques malentendus avaient retardés cette manoeuvre, et il fallait que nous puissions mettre les choses au point. De plus Denise souhaitait vivement pouvoir entrer en relation avec le musée afin de trouver certains documents.
C'est Pierre Léger, le Conserveteur qui nous a reçu. Un homme aimable, sympathique, ouvert, drôle, bref il aurait pu être officier au 14èmeZouave...

Ce qui est très bien est qu'il nous a non seulement ouvert les portes du musée, mais donné l'autorisation de filmer Denise sur place.

Le décor je dois le reconnaître était digne du témoignage de Denise concernant son papa, le Lt Marcel Vernet, président de l'amicale du 14R durant de nombreuses années.

Nous avons également rencontré André Mudler , secrétaire et Roland-Marie Honnay Conservateur adjoint.

La glace est désormais rompue avec le musée et ses dirigeants, pour un futur pleins d'échanges fructueux entre eux et nous.

Merci de leur accueil.

Entrée du Musée

On installe le matos...

Les acteurs se préparent




















Autour du "Zouave", de G à Droite , Pierre Léger, Pierre-Jean, Denise, Roland-Marie Honnay, un chasseur d'Afrique (c'est un peu comme un Zouave), un responsable du musée et Sam.
La photo est prise par Anne-Sylvie

Nous sommes ensuite partis visiter le mythique square du 14RZ. Je fus très déçu lorsque je demandais à une vieille dame assise sur le banc si elle savait où elle se trouvait, et que je l'entendis me répondre qu'elle n'en avait aucune idée...

Prise de vue au square

Le Square du 14RZ avec le cèdre planté par Marcel Vernet.










Cette journée fut particulièrement émouvante. En effet , après la prise de vue finale du film (nous tairons le contenu pour ménager la surprise), nous avons rencontré Maurice Poirier , le grand ami du Lt Maurice Debard, qui nous a parlé de son vieil ami avec passion et émotion contenue. Lui même engagé volontaire en Indochine après avoir été soldat en 45 et finir la guerre, il a trouvé auprès de Maurice Debard un confident qui malheureusement ne s'est guère confié.
Nous avons également recueilli le témoignage de monsieur le Maire , lui aussi ancien combattant d'Algérie.

Avec Maurice Poirier

Avec le Maire de Saint Sauveur.

Tournage dans le Nord.

L'accueil reçu dans le Nord a été au delà de toute espérance.
C'est à Allennes les Marais , avec Monsieur le Maire  que nous avons commencé la visite des hauts lieux où le 14RZ s'est illustré, puis Haubourdin , avec Jules Dujardin en guise de guide, et enfin Sains du Nord, où Marie Camille Wautriche nous a acueilli avec son époux André, et madame le Maire, qui nous offert la médaille de la ville, que nous dédions à tous les Zouaves du 14RZ.
Puis nous avons pu rencontrer des veuves de soldats et surtout filmer tous les lieux où ont été prises les photos d'époque qui illustrent le film.
Ainsi un grande partie des rushs du film ont pu être tournés.

L'article de la Voix du Nord paru le 23 aout 2013

Jules et Sam

Rue du 14ème Zouaves  à Allenes les Marais avec Monsieur le Maire

Emplacement de l'ancienne voie du train le long de laquelle le 14RZ s'est battu et où Marcel Vernet a été blessé.

Avec Julienne DEFIVES, historienne, à Allenes

Le PC du colonel Galtier à Haubourdin.

Guillaume Levecq, historien de Gondecourt.

Jean Claude Rogier

Emplacement de l'ancien bac à Wavrin.

C'est Marie - Camille Wautriche la sympathique responsable de la médiathèque , qui fut notre cicérone pour la découverte de Sains de Nord. Le 14ème Zouaves y a cantonné du 16 janvier au 10 mai 1940, et ce fut sans aucun doute la période la plus heureuse pour ces hommes.
Dès le 10 mai, ils partaient de sains du Nord pour le "casse-pipe" Belge.

Madame la Maire et une partie du conseil nous a reçu au sein de la mairie, nous offrant même la médaille de la ville,  geste qui nous a été droit au coeur.

C'est du reste suite à cet accueil que nous avons décidé de réaliser la première nationale à Sains du Nord.

Sains du Nord, le Chateau Mariage, mess des officiers.

Camille Wautriche et Mr Mignolet l'un de nos guides et qui sera dans le film.

La famille Peythieu (veuve de Zouave) à Sains du Nord.

Réunion à la mairie de Sains du Nord

Réunion au sommet de la garde rapprochée.
Ce samedi 10 aout, par une journée bien tempérée (ouf!), nous sous sommes retrouvés à Lyon, Brasserie Georges , pour une réunion au sommet des proches du projet (il manquait malheureusement Florian Przybylski et Jean deVédelly tous deux empêchés), pour mettre au point le tournage des prochains plans dans le Nord et les témoignages des "bébés" de Zouaves.
Nous avons pu avancer très vite, et mettre au point certains sujets qui restaient flous. Entre autre nous butons toujours sur les rapports entre les officiers prisonniers et les Russes qui les ont "libéré" du camps IVD à Hoyerswerda.
Nous avons aussi récupéré la bande originale de La CHECHIA, la marche du régiment, que Pierre Jean nous a donné, de même que toutes les photos prises par Thérèse à Hoyerswerda lors de son voyage très instructif.
Après 4 bonnes heures d'échanges nous nous sommes quittés avec des projets pleins la tête .

Attablés à la brasserie Georges , à Lyon , à droite Thérèse, Jean et Sam; à gauche Pierre-Jean et Denise.

Vendredi 16 aout, c'est le départ pour Lille, avec Anne.
Nous devons rencontrer des journalistes, des historiens, filmer les paysages des mouvements du 14RZ vers la Belgique, et enfin une journée entière passée à Sains du Nord avec des témoins de l'époque et filmer des plans des lieux où se déroulèrent les évènements importants comme la remise du drapeau au régiment par exemple, à la ferme Caudron.

Profession de foi de mon film:

Je soussigné, Samuel Debard , Chirurgien dentiste principal de réserve (commandant) de l'armée française, et réalisateur de ce film signifie à l'état major de l'armée française que les historiens militaires et universitaires qui prétendant que l'armée française a capitulé presque sans combattre lors de la bataille de France entre le 10 mai et le 1er juin 1940 mentent honteusement.

Le point de vue du Général Marcel GUERIN

L’histoire de la désastreuse campagne de mai-juin 1940 a été rapportée jusqu’à maintenant de telle façon que l’opinion fait peser sur les officiers qui commandaient sur le terrain une part de la responsabilité de la défaite. En vérité, ils étaient les instruments d’une doctrine qui voulait ignorer l’évolution des armements observée dès la fin de la première guerre mondiale. Avec des moyens inadaptés et tragiquement insuffisants, ils ont cependant mené avec leurs hommes des combats héroïques meurtriers mais vains.
A ce drame a succédé pour eux la prison : certes, les OFLAG ont été des prisons humiliantes mais aussi, des creusets de culture, orientés vers l’affirmation de l’identité nationale face aux propagandes conjuguées des nazis et de Vichy.

            Général Marcel GUERIN


(Avec l’autorisation de publication de sa fille)

Le point de vue d'Yves Le Maner, Historien agrégé, ancien directeur du Musée de La Coupole à Saint Omer. Tiré d'un article de LA VOIX du NORD.

Mai 1940, la débâcle. Des civils sur les routes et une armée française en déroute. C'est ce que nous avons retenu de cette période. C'est oublier un peu vite le sacrifice de milliers de soldats anglais et français qui ont donné leur vie pour ralentir l'impitoyable avancée allemande. Exemple avec le « chaudron de sorcière » de Lille.
Il paraît même (mais ce n'est vraiment pas certain) qu'Adolf Hitler en aurait piqué une grosse colère. Que du bonheur ! Imaginez la scène. Grand-place de Lille, le 1er juin 1940. Des soldats français défilent fusil sur l'épaule devant leurs vainqueurs allemands. Une manière pour le général Woegner de rendre hommage aux militaires français qui lui ont résisté durant une semaine dans Lille et ses environs.

Hitler, et en tout cas l'état-major de l'armée de terre allemand, n'apprécient guère. La résistance héroïque a fait perdre un temps précieux à l'envahisseur. Autant de jours de gagnés pour permettre à des milliers de soldats (surtout anglais) d'embarquer vers l'Angleterre à Dunkerque.


Propagande

L'armée française ne s'est donc pas contentée de fuir façon La 7e Compagnie. À Lille et ailleurs. Yves Le Maner, historien et coauteur de l'ouvrage Le Nord - Pas-de-Calais dans la main allemande, confirme : « La mémoire collective est polluée par l'utilisation des faits par la propagande. L'histoire a été réécrite par le gouvernement de Vichy et les services de propagande allemande. Cette réécriture va dire que l'armée allemande a triomphé lors d'une promenade de santé et que l'armée française s'est effondrée comme un château de cartes. » Il n'en est rien.

Retour en arrière, quelques jours avant la cérémonie de la grand-place. La « drôle de guerre » est terminée. Les Allemands sont passés à l'offensive. Les Pays-Bas et la Belgique tombent les premiers. L'état-major français attend les Allemands de pied ferme, mais pense qu'ils vont foncer (comme en 14-18) vers Paris. Seulement, c'est le littoral que vise la Wehrmacht. Le front continu réputé inviolable est percé avec une facilité déconcertante. Le 20 mai, les avant-gardes allemandes atteignent la Manche. La manoeuvre leur a pris dix jours.

Dès lors, « les troupes françaises et anglaises sont coincées dans une gigantesque poche, reprend Yves Le Maner, une nasse qui va de la Somme à la mer du Nord. Et Lille est au coeur de cette poche. »





« Chaudron de sorcière »

Des combats très meurtriers ont lieu sur l'Escaut ou dans le bassin minier, « avec des taux de pertes qui n'ont rien à envier à ceux de la guerre 1914-1918 ». Très vite, la dure réalité s'impose : il faudra sauver ce qui peut l'être en faisant embarquer les troupes à Dunkerque.

Dans ce cadre, la résistance lilloise joue un rôle déterminant. C'est ce que les Allemands baptisent le Hexen Kessel, le premier « chaudron de sorcière » de la Seconde Guerre mondiale. Un chaudron de sorcière ? Une poche où sont enfermées des unités qui continuent le combat.

Là, dans la grande ceinture lilloise, les combats sont féroces. « Ce sont des combats dans une zone urbanisée. Vous installez un canon dans une rue et vous ouvrez le feu à tir tendu. » Des unités de la Wehrmacht incendient des maisons, fusillent des civils... Le général Molinié tente d'organiser la résistance. Mais les communications entre les unités françaises sont mauvaises, voire inexistantes. Seul le degré de confiance entre soldats et officiers leur permet de tenir. Le 31 mai, les soldats français n'ont plus de munitions. Le général demande et obtient le cessez-le-feu. La résistance a duré une semaine. Un laps de temps très court ? « Vis-à-vis de la campagne de France, une semaine c'est beaucoup », corrige Yves Le Maner Suffisant pour, peut-être, faire trépigner Hitler. •  Article de La Voix du Nord

C'est parti pour le premier tour de manivelle. C'est en compagnie de  Jean Pierre Richardot , journaliste, écrivain et historien que nous avons lancé le premier volet des oubliés de l'histoire . Lui même très critique vis à vis  du gouvernement français de l'époque , n'accepte pas que ces héros soient oubliés.


















Jean Pierre Richardot du haut de ses 84 ans, toujours aussi jeune, bonne fourchette, et passionnant à écouter. Il a parlé merveilleusement de l'épopée du 14ème RZ

Anne Sylvie (de dos)  et Marie Christine Pasche Hirzel , notre journaliste attitrée en plein interview.

C'est grâce à Denise VERNET (la fille di Lt VERNET, président de l'ancienne association malheureusement dissoute , des amis du 14RZ, et qui est lui aussi décédé) que nous retrouvons des  documents fort intéressants, comme cette photo des officiers du 14ème RZ à Sains du Nord Le 14RZ y séjourna du 16 01 1940au 10 05 1940, date du début de la Blitzkrieg en France.

Sains du Nord fut un grand moment pour le 14RZ , en effet , il y reçut son drapeau (drapeau qui fut brulé le 29 mai pour ne pas être pris par l'ennemi), et  fut le lieu de l'unique représentation musicale de l'hymne du 14RZ "LA CHECHIA", musique qui accompagnera le film.

Les officiers :de gauche à droite RANGHEARD, TOURRES, VERNET, BLANCHARD, X, SOTO, FEUILLET, BLANC et DEBARD (mon père). On note que les officiers du 14RZ portent la chéchia.

L'arrivée du 14RZ à Sains du Nord. Aujourd'hui, ce lieu, le château Barthélémy est quasiment abandonné. Nous allons y faire un tournage le 18 d'Aout.


C'est suite à une recherche d'antériorité que nous avons décidé de modifier un peu le titre du film. En effet il existe un film dont le titre est "Les oubliés de l'histoire": film belge, marocain et français réalisé par Hassan Benjelloun, sorti le 3 mars 2010 au Maroc.
Nous ne souhaitons pas que notre film soit confondu avec celui de cet excellent réalisateur professionnel, et donc notre film portera le titre -logique du reste de- :
1940: des oubliés de l'histoire.

PAGE WIKIPEDIA DU 14°RZ:
http://fr.wikipedia.org/wiki/14e_r%C3%A9giment_de_zouaves

Ce film documentaire , actuellement en préparation, sera tourné fin 2013 et en 2014.
Il retrace l'histoire de l'éphémère mais valeureux 14ème régiment des Zouaves, formé à Lyon en 1939 et décimé lors des batailles d'ALLENES et d'HAUBOURDIN (faubourgs de LILLE).

"Il fut, dans une Division d'élite, l'un des régiments de haute valeur, dont l'Armée française peut conserver le souvenir avec une juste fierté" Colonel Gérard GALTIER  in Le 14ème Zouaves dans la campagne 1939-1940.

Or ce régiment d'élite a vu son action exceptionnelle totalement occultée par le retour des Anglais vers leur ile, ces derniers, qui étaient coincés dans la poche de Dunkerque, et qui paradoxalement durent leur salut à quelques unités dont le 14ème Zouaves qui maintinrent en respect les Allemand durant 3 jours, détruisant même un grand nombre de chars d'un certain Edwin ROMMEL, avec leur canons de 25.

«These Frenchmen, under the gallant leadership of general Molinié, , had for four critical days contained no less than seven german divisions which otherwise could have joined in the assault on the Dunkirk perimeter. This was a splendid contribution to the escape of their more fortunate comrades of the BEF»
(Winston Churchill, The Second World War. vol II. Their  finest Hour, Cassel & Co, 1949, p. 86)

Partis de Lyon entre 2500 et 3000 hommes, le régiment après ces deux batailles ne comptait plus que 394 hommes dont 21 officiers.
L'un de ceux-là était mon père.

A la suite de ces batailles, les Allemands rendirent les honneurs à ces valeureux soldats, fait unique dans la guerre de 39/45 qui avait toutefois été précédé en 14/18 par une scène identique au Fort de Vaux.

C'est en partie grâce au travail colossal de  Floriant Przybylski dont le grand-père fut l'un de ces valeureux soldats, que nous pouvons monter ce projet cinématographique.

Florian a tout de suite adhéré au projet et a mis à disposition toute sa bibliographie patiemment récupérée au fil de 4 années de recherches sur le sujet.


Son blog est du reste remarquable et je vous invite à le consulter:

http://14emeregimentdezouaves.over-blog.com/


La deuxième personne très aidante est Jules Dujardin , journaliste et surtout historien, président de la société d'histoire locale , qui sera notre cicérone lors des tournages dans le nord.

Les contact concernant ce film se font de plus en plus nombreux, grâce à Florian qui a un répertoire d'adresses digne de travail qu'il fait.

Petit à petit , le scénario se met en place , aidés désormais que nous sommes par des descendants d'anciens du 14ème tels que le Lt PLASSON dont le petit fils nous a rejoint, le Lt La MACHE, également son petit fils est parmi nous , la fille du Lt VERNET (ancien président de l'amicale du 14RZ),le petit fils d'un soldat du 14ème RZ,  le fils du Lt Metral médecin du IIIème bataillon.

Très vite les documents affluent, et pourront ainsi constituer un fond sérieux pour la réalisation.

Un autre bourreau de travail se nomme Jean SANCHEZ. C'est le petit fils du Lieutenant PLASSON , officier de réserve, qui fut l'un de ceux qui encadrèrent les recrues lors du regroupement à Lyon, et de la mise en route , par la gare Saint Clair, le 8 septembre 1939, en direction de la Lorraine.

C'est également sa maman, la fille du lieutenant Plasson, sans qui il n'aurait aucun document. Comme il le dit lui-même , "même si je mets du coeur à l'ouvrage de la numérisation, rien n'aurait été possible sans son énorme travail de recherches familiales  et de collecte des documents associés qui ne fut pas de tout repos à l'époque".
A noter que lors de la bataille finale d'Haubourdin, Les Lts PLASSON et de VEDELLY se proposent pour aller, en rampant sous les balles allemandes, tenter de dégager un char qui bloque le pont de SANTES, et d'enlever les mines placées sur ledit pont. Cette tentative héroïque ne peut malheureusement aboutir , mais elle montre bien dans quel état d'esprit étaient ces officiers qui surent galvaniser leurs troupes, et faire de ce XIVème Zouaves ce régiment d'élite qu'il fut.

De plus il nous a semblé très important d'ouvrir (ou plutôt de complèter) la page WIKIPDIA consacrée au 14°RZ. L'adresse en est :
http://fr.wikipedia.org/wiki/14e_r%C3%A9giment_de_zouaves
N'hésitez pas vous aussi à travailler sur cette page pour y apporter qui des renseignements qui des textes....
Si vous n'êtes pas familiarisé avec WIKI envoyez moi directement vos texte et documents .


biodent point sam at gmail point com


J'ai le sentiment que nous reformons une grande famille, la famille des "Oubliés de l'Histoire"!

L'insigne authentique du 14ème Zouave

Le défilé des troupes avec mon père  qui mène ses hommes.

Le défilé en plan large

L'histoire n'est pas finie. En effet des permissionnaires du 14°rz devaient encore se battre à Voreppe du côté de Grenoble , où ils arrêtèrent l'avancée allemande au col de la Placette.



Les Zouaves du 14° provenaient en majorité de la Savoie, de la vallée du Rhône, de l’Auvergne. Parmi eux, l’on comptait près de cinq cents naturalisés, dont beaucoup de fraîche date, et la plupart d’origine italienne.
Pendant la période de mise sur pied, le matériel livré par le centre mobilisateur, qui avait eu d’autres formation à équiper , et qui de fait livra un matériel ayant subit de sérieux prélèvements...
L’habillement laisse à désirer: les collections sont incomplètes.
S’il est secondaire de ne pas avoir la chechia traditionnelle, il est fâcheux de ne percevoir qu’une paire de brodequins dont la qualité s’avérera rapidement médiocre.
Les cravates, les chemises et caleçons sont en nombre insuffisant. Par contre, le centre mobilisateur 142 donne aux Zouaves des cannes dont ils n’avaient que faire et qui furent abandonnées sans autre forme dans un premier cantonnement de Lorraine.

Du point de vue matériel , on ne perçoit que six canons de 25 sur douze, les caissettes à munitions pour obus de 81 et de 25 sont absentes, ainsi qu’un certain nombre de caissettes de mitrailleuses. Les trois quart du matériel d’optique manquent.

Le matériel roulant est inadapté, les chevaux sont vieux; de plus il ne saurait être question d’instruction pour les recrues, seule une notion de disciple leur fut inculquée...

Dans la nuit du 8 au 9 septembre, ce régiment pourtant classé parmi les meilleurs corps de troupe de l’armée, partit pour s’embarquer vers son destin, à la gare Lyon Saint Clair.
Le point de débarquement prévu était Pagny sur Moselle.



Il n’est pas juste de dire que le régiment fut dissous en juin 40 . En effet , suite au batailles explicitées dans le paragraphe «seconde guerre mondiale», le 14ème Zouaves, terriblement réduit, reçut les honneurs militaires de l’armée allemande, imagées par un défilé «en armes» dans les rues de Lille. (En fait trente Zouaves triés sur le volet, et conduits par un Lieutenant de l’état major du 1er bataillon défilèrent en armes , les autres défilèrent sans arme).

Les soldats permissionnaires qui n’avaient pas de fait participé à la bataille d’Allènes les Marais et d’Haubourdin, furent dispersés par les évènements et furent peu à peu regroupés près de Lyon et formés avec d’autres éléments en deux compagnies de marche par les soins du C.M.142, à Saint -Symphorien d’Ozon.
Ces deux compagnies, pourtant mal armées de trois fusils mitrailleurs avec très peu de munitions, luttèrent pied à pied, à l’aveuglette dans les hautes herbes du col de la Placette, point stratégique situé au nord de Grenoble, (près de Voreppe), et que l’ennemi pourrait utiliser pour contourner la défense de Voreppe et se diriger sur Grenoble.

Luttant courageusement toute la matinée du 24 juin et une partie de l’après-midi, ils arrêtèrent momentanément l’avance allemande:

La guerre de 39 40. (Tiré d’un article du PROGRES datant du 21 aout 19??


Sur les 3500 hommes qui partirent en septembre 1939, de la gare de Saint Clair   à Lyon, 150 ou  200  au plus  sont rentrés.  beaucoup sont prisonniers ; donc nombreux, hélas nous reviendrons pas des  plaines de Belgique ou des Flandres.
les cadres de réserve, presque uniquement lyonnais, secondaient les cadres actifs fournis par de belles unités Nord africaines stationnées en Lorraine.
Alternant le séjour en ligne et les périodes d’instruction, le 14e Zouaves avec son frère, le deuxième Zouaves, tient le contact de l’ennemi dans la partie ouest d’un secteur qui eut,  a l’époque, quelque  célébrité;  la forêt de Wardnt.  Aucune action d’envergure, mais il faut veiller car, chaque nuit, des patrouilles allemandes, guidés par des frontaliers, viennent reconnaître les postes français.
Les opérations très restreintes, ne laissait pas longtemps en Lorraine les mêmes divisions, et le 6 décembre, le 14e Zouaves arrivait au repos dans la région de Saint-Quentin.
Le 10 mai, alerte numéro trois. En français cela voulait dire  « L’ennemi étant entrée en Belgique ; nous nous portons à sa rencontre ».
Se déplaçant la nuit- car déjà les avions allemands dominent le ciel-le 14e Zouaves et la cinquième D.I.N:A. arrivent à l’aube du 14 mai, à la position prévue en avant de Namur. Sous les bombes, la ville brûle.
Le 14e Zouaves attend le choc sur la ligne prescrite, près de la route Louvain-Namur. (Chaussée de Waterloo)
Sans aucune nouvelle, des événements tragiques qui se déroulent sur le front de SEDAN et GIVEL, l’ordre de repli qui parvint dans la nuit du 15 au 16 surprend et consterne tout le monde.
 Le 16 mai à l’aube, le 14e exécute l’ordre de repli, vers Charleroi. Au moment du départ, il est accroché par l’avant-garde d'une Panzerdivision (motocyclistes et fantassins portés).
Debout au milieu de la route un officier- le sous-lieutenant Lamache- attend l’ennemi qui fonce : ce sont des motocyclistes. Aux cris de « France » il abat de deux coups de revolver les deux premiers. Lui-même tombe grièvement blessé : nos mitrailleuses et nos mortiers  fauchent les renforts portés qui accourent. Mais, de notre côté, les pertes sont également sensibles cas au feu précis de l’ennemi, régulier, s’ajoute celui d’éléments de la «cinquième colonne» civils embusqués dans les maisons et qui dès le commencement du combat ont ouvert le feu dans le dos de nos hommes.

 Se repliant par échelon, toujours en contact avec l'ennemi, ne s’arrêtant que pour donner des coups de boutoir, marchant la nuit, combattant le jour, le 14e quitte la Belgique. Il a combattu à Namur, à Charleroi, à Mons, permettant aux gros de l’armée de se replier.

L’encerclement.

Hélas… lorsqu’au prix d’une marche son repos, sans sommeil, presque sans halte, la cinquième DINA repassent la frontière française, le 20 mai, l’ennemi a déjà atteint ABBEVILLE et la mer. Avec tout le groupe d’armées du Nord, 14e est coupé des forces françaises.

 Dans la journée du 24, le 14e Zouaves, attaqué par des «STUKAS» subi des pertes légères ; un tir précis de 77, déclenchée à l’aube du 25 est plus meurtrier.
De toutes parts, l’étreinte ennemie se resserre.

 Lentement, pied à pied, le régiment remonte alors vers le nord ;  au sud de Douai, il arrête pendant deux jours la poussée ennemie ; puis le 27 mai pendant  que le troisième bataillon s’arc-boute pour résister à l’ennemi qui presse le flanc est de la poche, les deux autres (premier et deuxième) attaque vers l’Ouest pour dégager le passage.

 Les Zouaves tombe nombreux, et le résultat escompté n’est pas obtenu.

 Sans cesse, de nouveaux renforts ennemis affluent, l’étreinte se resserre encore. Désormais, l’espoir d’atteindre Dunkerque et d’embarquer  est perdu; les troupes encerclées dans la région de Lille ne se battent plus que pour l’honneur.
 Attaquer le 28 mai dans SECLIN, le troisième bataillon du 14e Zouaves y subit de lourdes pertes. Il y laisse notamment toutes ses mitrailleuses ; les survivants se dégagent quand même et gagnent, sous le feu, le village de Faches-Thumesnil au sud de Lille.

 Pratiquement, le troisième bataillon du 14e et hors de combat. Il sera contraint à déposer les armes le 29.
Pendant ce temps, le colonel avec son état-major et les deux bataillons mutilés qui lui restent, ont gagné HAUBOURDIN. Des armes automatiques et l’artillerie ennemie interdise le franchissement du canal.

 Enfermé dans HAUBOURDIN avec le reste de la deuxième DINA,  zouaves, tirailleurs, artilleurs, sapeurs, secrétaire et ordonnance rivalise de courage.  Dans un combat de rue de trois jours et trois nuits, il ne recule de pied à pied, infligeant de lourdes pertes à l’ennemi. Atteint par les canons de 25 du 14e Zouaves plusieurs chars allemands flambent.

 Un correspondant militaire de la « FEILZEITUNG des ARMEE an SCHELDE» a assisté au combat pour HAUBOURDIN. Il écrit, reconnaissant le courage des Nord-Africain : " le français se défend opiniâtrement, dans le combat des maisons, il est maître."

 Plus loin, il fait dire à un de ses généraux : « vous avait combattu comme je vous ai vu combattre dans la dernière guerre ».

Les honneurs de la guerre.

Deux fois déjà l’ennemi a lancé des tracts demandant la reddition, sinon les STUKAS détruiront la ville et avec elles périront non seulement les défenseurs, mais aussi les nombreux civils terrés dans les caves. Les nôtres ont décidé de lutter jusqu’au bout, les communications sont rompues avec l’arrière, les munitions manquent, les vivre se font rares, les canalisations d’eau sont détruites.
Le 31 mai au soir, l’ennemi réitère sa demande. En reconnaissance du courage des défenseurs, il leur accorde les honneurs de la guerre, précieux hommage rendu par un vainqueur qui sait se battre…

 Et le 1er juin au matin, devant une compagnie allemande aux garde-à-vous, un bataillon représentant ce qui reste de ces belles unités nord-africaines (dont le 14e Zouaves) s’avance, non rasés, noirs de poussière, les uniformes déchirés par les combats de rue des derniers jours, les casques bosselés, les Français défilent en armes par section, les officiers à la tête de leur hommes. Côte à côte, les généraux français et allemands assistent au défilé. Il n’y a plus le 14e Zouaves, mais quelques éléments soutiendront encore l’honneur du régiment ; les permissionnaires qui n’ont pu rejoindre leur corps , regroupés en compagnie, participent à la défense de Voreppe, qui interdit à l’ennemi l’entrée à Grenoble.

En trois semaines de combat, un beau régiment avait été anéanti, du moins, toujours dans les coups durs, avait-il maintenu haut la tradition glorieuse des régiments de Zouaves, ses aînés, et exécuté l’ordre donné par le général en chef aux armées du Nord isolées et encerclées : combattre pour sauver ce qui peut être sauvé et, avant tout l’honneur des drapeaux.
Le 14e Zouaves peut répondre :
« Mission remplie » !

La remise des armes le 1er juin après le défilé.

Les dossiers deVédelly.
C'est le troisième lieutenant que nous évoquerons dans les deux parties du film puisqu'il a été l'ami du Lt Plasson, qu'il était originaire de Villefranche sur Saône, et qu'il a été prisonnier au IVD , faisant partie de la popote "La Bodega".

Jean , fils de Christian deVédelly , nous a offert la copie du journal de marche de son papa, qui est une mine de renseignements que finalement aucun historien n'a en sa possession.
EN fait , nous sommes bien mieux renseignés que les professionnels de l'Histoire...

Journal de marche

Journal de marche

Ce carnet comprend 78 pages qui retracent au jour le jour les batailles du 14RZ